30 Jan

Observatoire des vols 2016

Observatoire des vols Traqueur 2016 : Hausse de 40 % des véhicules volés retrouvés à couvert ou en souterrain Augmentation des vols par abus de confiance des automobilistes

Saint-Cloud, le 30 janvier 2017

Le volume de vols traités par le Groupe Traqueur reste stable depuis 2 ans, avec près de 800 vols sur l’année 2016. Mais l’Observatoire Traqueur 2016 met en évidence deux nouvelles tendances de vols, corrélées l’une aux technologies des solutions après-vol et l’autre à l’ubérisation du secteur automobile.

Depuis sa création, fort de son savoir-faire et de son expertise, le Groupe Traqueur, grâce à un partenariat historique avec les forces de l’ordre, a traité près de 8 000 affaires de vols sur l’hexagone. Ce qui représente près de 150 millions d’euros en valeur d’achat de véhicules retrouvés.

« Nous équipons un parc de près de 300 000 véhicules en solutions après-vol Traqueur. Notre leadership sur ce marché nous permet de disposer de données significatives et représentatives sur les méthodes de vols, les parcours des véhicules volés, le palmarès des véhicules volés, ou encore les zones géographiques les plus touchées par ces délits. C’est ainsi que cette année, nous mettons en évidence deux tendances nouvelles sur le marché des vols de véhicules » explique Luc Chambon, Directeur de l’Innovation du Groupe TRAQUEUR.

Des véhicules volés retrouvés plus profondément cachés

Si les méthodes de vols évoluent moins ces dernières années, avec toujours une prédominance des vols par mouse jacking, les lieux d’entreposage des véhicules volés changent. De façon générale, dès qu’un véhicule est volé, il est laissé sur un parking ou sur la voie publique quelques jours. On dit qu’il « sèche ». Passé ce délai, si le véhicule est toujours présent, les voleurs sont réconfortés par le fait qu’il n’est pas équipé d’un système après-vol. Ils peuvent donc le faire voyager vers sa destination finale (pour les véhicules les plus récents) ou le démonter pour les pièces détachées, marché qui connait un essor conséquent notamment pour les véhicules de plus de 5 ans.

Sur le parc Traqueur, près de 16 % des véhicules volés sont retrouvés sur des zones couvertes voire souterraines, le plus souvent dans les sous-sols d’un bâtiment ou dans des conteneurs métalliques. Ce chiffre est en augmentation de près de 40 % par rapport à 2015. Il en va de même pour les 2 roues (+21 % par rapport à 2015). L’enfouissement qui met a mal les équipements de tracking basés sur des technologies GPRS, n’affecte en rien les performances des équipements de protection utilisant des technologies de radiofréquence.

 

« De même que la délinquance s’est adaptée en quelques années au développement de l’électronique dans les véhicules, faisant grimper la méthode de vol par mouse jacking à près de 70 %, elle s’adapte aujourd’hui aux technologies après-vol avec une augmentation de 40 % en 2016 du nombre de délits où l’on retrouve le véhicule à couvert ou en sous-sol » poursuit Luc Chambon.

Le Traqueur NANO développé par le Groupe Traqueur fin 2015, contrecarre ces techniques de vols puisqu’il combine plusieurs techniques pour assurer un tracking infaillible : la géolocalisation par les télécommunications et par les satellites, la radiolocalisation à haute sensibilité et résistante au brouillage, et enfin les télécommunications à basse énergie. Ces nouvelles technologies permettent au Groupe Traqueur de confirmer son efficacité et son succès avec près de 9 voitures sur 10 retrouvées en moins de 24 heures.

 

Une augmentation des vols par abus de confiance des automobilistes

Alors que le vol par mouse jacking des véhicules reste la méthode privilégiée des voleurs depuis quelques années, les vols par abus de confiance ont augmenté d’un quart par rapport à 2015 et représentent aujourd’hui 15 % des vols de véhicules sur le parc Traqueur. Cette progression s’explique notamment par les nouveaux modes de consommation de l’automobile, par exemple la location entre particuliers, le covoiturage, l’autopartage… qui sont encouragés et se développent à un rythme soutenu ces dernières années.

Pour les 2 roues, les tendances restent inchangées avec une prédominance du vol par enlèvement ; qui reste la méthode privilégiée des voleurs, car plus discrète et plus facile à mettre en œuvre.

 

Le palmarès des véhicules les plus volés*

Même si le top 3 des voitures les plus volées reste inchangé et concerne majoritairement des modèles haut de gamme, nous pouvons noter qu’en lien avec une augmentation des vols par abus de confiance, des modèles de milieu de gamme et des marques généralistes tels que la 308 et 508, font leur entrée au top 5 du classement. « La fréquence de vol des véhicules est corrélée à son âge et décroit fortement après sa première année. Plus un véhicule est neuf, plus le risque de vol est élevé, ce qui n’est pas le cas pour les deux roues dont la fréquence de vol ne décroit fortement qu’après sa troisième année » souligne Luc Chambon.

La tête du palmarès des 2 roues reste inchangée depuis 2015 mais de nouveaux modèles font leur entrée dans le palmarès. Sur ce marché, 95 %** des propriétaires de 2 roues utilisent un antivol et seuls 6 %** utilisent un système de tracking après-vol, même si 20 %** d’entre eux estiment cette protection comme la plus efficace.

« En France, 71 %** des deux-roues non équipés ne sont jamais retrouvés. Sur notre parc de deux-roues équipés, près de 85 % des deux roues retrouvés le sont en moins de 4 jours (70 % en moins de 24 heures) », précise Luc Chambon.

La tendance française reflète une tendance européenne avec les mêmes véhicules dans les segments véhicules légers et 2 roues, à savoir le Range Rover et le scooter Yamaha TMax.

* Parc Traqueur – Véhicules de moins de 4 ans ** Chiffres de l’Observatoire des 2 roues 2015

 

Cartographie des vols

Sur le parc des véhicules légers et des 2 roues protégés par Traqueur en 2016, l’Ile de France enregistre une progression du nombre de véhicules volés de +4,5 % par rapport à 2015. Autre région à enregistrer une progression de ses vols, le Languedoc Roussillon avec +1 %, qui maintient sa place dans le Top 5 des régions les plus concernées par les vols.
Autre observation, une baisse des vols sur les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes et Nord-Pas-de-Calais avec réciproquement -1.5 %, -2 %, -1 %, mais conservant malgré tout un taux de fréquence de vols très élevé.